Origine du cheval Nokota®

Nokotas, les seuls véritables descendants directs des chevaux indiens de Sitting Bull.

Les Nokotas partagent un ensemble de caractéristiques physiques et comportementales qui reflètent leur histoire depuis la fin du 19ème siècle. Leurs ancêtres incluent à la fois des chevaux de guerre ou de chasse des amérindiens, comme des chevaux de travail et de selle utilisés dans les ranchs de la frontière. Beaucoup de ces chevaux descendent des chevaux coloniaux espagnols originaux, amenés par les Conquistadores au début de la conquète. Pendant le XXeme siècle, ils ont vécus sauvages dans les Badlands du Little Missouri, une contrée rude et escarpée, au conditions climatiques erratiques et de longs hivers glaciaux. Durant cette époque, leur survie a dépendu de leur capacité à éviter la capture par l’homme. Ces pressions physiques et sociales se sont combinées pour former un cheval athlétique, endurant et intelligent.

Ces conditions ont aussi permis de conserver le type original des chevaux de ranch de la fin du XIXeme siècle ainsi que le cheval indien des Grandes Plaines. Les photos historiques montrent que les chevaux des Lakotas (Sioux) ainsi que leurs descendants achetés par le Marquis de Morès et le HT ranch sont remarquablement similaires aux Nokotas actuels.

 

Les caractéristiques physiques

Les chevaux Nokota sont caractérisés par un corps s’inscrivant dans un carré, des angles marqués, une musculature effilée, avec des épaules anguleuses et un garrot solide, une croupe nettement inclinée, une attache de queue basse, une ossature, des jambes et des sabots solides, et une pigmentation “coloniale espagnole”. Leurs oreilles sont souvent légèrement relevées aux extrémités, et beaucoup ont des fanons fournis. Les Nokotas ont tendance à être tardifs, et certains présentent des allures amblées.

Dans l’ensemble, le type est un peu plus large et solide que les chevaux de type colonial espagnol des plaines du sud ( “mustangs”), tout en conservant les robes espagnoles typiques (surtout rouannées, overo, et dun), et d’autres points de conformation. Lors de la période du ranching en espace ouvert dans le Dakota du Nord, les éleveurs ont délibérément croisé des chevaux de type colonial espagnol ou “natif” (juments sauvages et / ou indiennes) avec de plus grands étalons, dans l’espoir de préserver la souplesse et l’endurance de la souche originale tout en augmentant leur taille et leur force. Il en a résulté un cheval de ranch polyvalent qui pouvait être à la fois attelé et monté et exigeait peu de soin.


Les types de nokotas®
 Il existe à ce jour différent types de Nokotas® : le « cross », et le « fondation».
  - Les chevaux cross (Nokota® Park Crosses, NPC), sont des nokotas® qui ont été croisés avec d’autres races. Ce sont généralement des chevaux plus grands.

  - Les chevaux « fondations » sont issus à 100% du Parc National Théodore Roosevelt » où ils étaient parqués. 
Ils sont divisés en 2 catégories : les « ranchs » et les « traditions ». 


  Le Nokota de type “Traditionnel”

Alors que le Nokota est d’ascendance mixte, un faible pourcentage des chevaux ont une conformation qui correspond à l’héritage “colonial espagnol”, tout à fait similaire au mustang espagnol. Ces chevaux sont catalogués comme étant de type “traditionnel”, en hommage aux chevaux indiens dont ils descendent. Le Dr Phil Sponenberg a consacré une étude aux chevaux d’ascendance espagnole, incluant le Nokota, sous le titre “The North American Colonial Spanish Horse, Part II: Foundation Strains of the Present Breed”.

Sharpie, étalon traditionnel, Ranch Kuntz 2009

Les Nokotas “traditionnels” sont petits, (entre 1m40 et 1m50) et relativement fins et présentent beaucoup de caractéristiques du cheval colonial espagnol. En 1994, M. Sponenberg a évalué à la fois les chevaux du parc Théodore Roosevelt et les chevaux des frères Kuntz, et a conclu qu’il y avait une vingtaine d’individus appartenant aux frères Kuntz (et aucun dans le parc) qui soient compatible d’un point de vue génétique avec les normes en vigueur caractérisant le type “colonial espagnol”. Il peut y avoir eu diverses influences espagnoles sur la population des Nokotas au cours du siècle passé. Sur les conseils du Dr Sponenberg, Leo Kuntz a favorisé dans son élevage les Nokotas présentant ces caractéristiques, et leur nombre désormais s’accroît.

 

 

                                                                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Little Wolf et Bla Sno, deux juments Nokotas ® 100 % fondations et de type tradition.                                   Little Wolf avec sa robe hivernale

 

 

Le Nokota de type “Ranch”

Les cavaliers de dressage ont appelé en plaisantant les Nokota de type Ranch les “Nokotas Warmbloods”, et il s’avère qu’ils peuvent en effet être des chevaux de sport efficaces et populaires. Ils sont généralement plus grands, et avec plus d’os que les chevaux de type traditionnel, mesurant souvent 1m 60 ou au-dessus. Les Nokotas de type Ranch sont issus du croisement volontaire avec des Pur Sangs, des chevaux lourds, et éventuellement, avec des souches ibériques telles que l’Andalou. Cependant, ils partagent tous les mêmes couleurs et ont de nombreux points communs avec les “traditionnels”, ainsi qu’un tempérament équivalent.

Parfait exemple du modèle Ranch, solide et puissant.

Les premiers ranchers et les indiens ont développé cette souche de chevaux de travail, et la polyvalence reste leur caractéristique. En raison de leur taille, de leur puissance et de leurs qualités athlétique, les Nokotas de type Ranch font d’excellents chevaux de selle, et devraient également se révéler de bons chevaux à atteler. Les Nokotas de type Ranch sont actuellement employés pour le Dressage, la chasse aux renards, le Saut d’Obstacle, et comme chevaux de travail ou de randonnée. Un Nokota de type Ranch bien préparé peut allier puissance et fluidité de mouvement, mais son caractère et sa robe originale en font vraiment un cheval hors du commun.

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thunder Bull, jument 100 % fondation de type ranch                                               Thunder Bull au travail avec François Marchal son propriétaire.

solide et grande ( 1m63 ). Une des premières jument Nokota                                       Photos de François Marchal.

importée par François Marchal. Photos de François Marchal.

 

Une robe caractéristique

Les Nokotas exhibent généralement une robe aux couleurs caractéristique du cheval espagnol de l’époque coloniale. Beaucoup de Nokotas sont bleus rouan – si nombreux que cette couleur relativement rare est devenue une caractéristique de la race. D’autres couleurs communes sont le noir (la couleur de base pour le bleu rouan) et le gris. Les overos et sabinos – certains avec des yeux bleus – sont également considérés comme caractéristique (le tobiano n’apparaît que lorsqu’il y a un croisement). Les tâches typiques de l’overo sont composées d’une ou plusieurs tâches irrégulières de couleur blanche et de marques faciales blanches, de même, certaines marques désignées par les indiens comme “medecine hat” apparaissent de temps en temps. Les autres couleurs incluent le bai rouan, le bai, le bai brun, et une couleur particulière, le “chestnut”. Quelques Nokota produisent des poulains dun ou grullo, parfois avec des “tiger stripes” (rayures de tigre), sur leurs membres ou leur garrot. Certains chevaux changent de couleurs au cours de leur vie : un rouan peut être né dun, ou un noir devenir gris avec l’âge.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Ovéro Noir                                                                               Ovéro Bai rouan                                                         Ovéro Dun

                                       

Le gène rouan

La robe rouan consiste en un savant mélange de poils blancs avec la robe d'origine. 
L'intensité des robes rouan varie en fonction de la saison. En hiver, la couleur de robe d'origine prend le dessus sur le rouan. Alors qu'en été, le gène rouan éclaircit la robe, jusqu'à devenir presque blanche. Ici trois photos de l'évolution du rouan au fil des saisons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fin d'hiver                                                        Mai/printemps                                                                                  Juillet/été

 

On peut supposer que cette adaptation naturelle de la robe permet aux chevaux d'absorber la chaleur du soleil en hiver et ainsi de se réchauffer. Mais aussi de réfléchir la lumière et donc la chaleur en été quand il fait trop chaud.

 

Lisa Pelissier, 2015/ Nokota Spirit

  • Pinterest Social Icon
  • YouTube Social  Icon
  • Twitter Social Icon
  • Facebook Social Icon